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Viols de masse au Nord Kivu : la Monusco impuissante

Image removed.Ban Ki Moon, secrétaire général de l'Onu et Charles Michel, ministre belge de la coopération, ont exprimé leur consternation face aux viols massifs de 179 femmes et enfants dans le Nord Kivu, entre le 30 juillet et le 3 août, dans la ville de Luvungi. Ces viols sont attribués aux forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) ainsi qu'aux Maï Maï.
« Ces graves incidents illustrent à nouveau le niveau de violence sexuelle ainsi que l'insécurité qui continuent d'affecter la RDC », a souligné son porte-parole, Martin Nesirky. Compte tenu de la gravité de l'incident, le Secrétaire général a décidé de dépêcher immédiatement sur place Atul Khare, Sous-Secrétaire général aux opérations de maintien de la paix. Il a également demandé à sa Représentante spéciale pour la violence sexuelle dans les conflits, Margot Wallström, de prendre en charge la réponse de l'ONU à cet incident. Charles Michel a pour sa part demandé aux autorités congolaises et à la Monusco d'enquêter sur ces événements tragiques.  La Monusco a par ailleurs été violemment mis en cause : en effet, la mission des nations unies, selon l'ONG International médical cor qui a découvert le drame, a un camp à 10 km des 16 villages qui ont connu ces viols massifs. Mais la Monusco a démenti, affirmant que leurs bases se situaient à 30 kms des villages victimes de viols. "Nous organisons régulièrement des patrouilles dans cette zone; Malheureusement, aucun villageois ne nous a tenus au courant de ces événements", s'est défendu le porte-parole de la Monusco. Durant ces quatre jours, non seulement les villageois ont été violés, mais aussi pillés, et trois soldats de la Monusco ont été tués.
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Jean-bernard Gervais