Viols de masse au Nord Kivu : la Monusco impuissante
« Ces graves incidents illustrent à nouveau le niveau de violence sexuelle ainsi que l'insécurité qui continuent d'affecter la RDC », a souligné son porte-parole, Martin Nesirky. Compte tenu de la gravité de l'incident, le Secrétaire général a décidé de dépêcher immédiatement sur place Atul Khare, Sous-Secrétaire général aux opérations de maintien de la paix. Il a également demandé à sa Représentante spéciale pour la violence sexuelle dans les conflits, Margot Wallström, de prendre en charge la réponse de l'ONU à cet incident. Charles Michel a pour sa part demandé aux autorités congolaises et à la Monusco d'enquêter sur ces événements tragiques. La Monusco a par ailleurs été violemment mis en cause : en effet, la mission des nations unies, selon l'ONG International médical cor qui a découvert le drame, a un camp à 10 km des 16 villages qui ont connu ces viols massifs. Mais la Monusco a démenti, affirmant que leurs bases se situaient à 30 kms des villages victimes de viols. "Nous organisons régulièrement des patrouilles dans cette zone; Malheureusement, aucun villageois ne nous a tenus au courant de ces événements", s'est défendu le porte-parole de la Monusco. Durant ces quatre jours, non seulement les villageois ont été violés, mais aussi pillés, et trois soldats de la Monusco ont été tués.
Jean-bernard Gervais