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Jean-Bosco Ntaganda nie être impliqué dans la nouvelle rébellion au Kivu

Image removed.Les soldats mutins proches du général des Forces armées de la RDC, Bosco Ntaganda, contrôlent depuis ce lundi 30 avril à l’aube plusieurs localités du territoire de Masisi au Nord-Kivu à l’Est de la RDC.

Des sources jointes par la Radio Okapi parrainée par l’ONU indiquent que les mutins empêchent les habitants de la localité de Karuba de sortir de leurs maisons. Karuba est située à 37 km au Nord-Ouest de Goma sur la route de Mushaki.

A Sake, à seulement 10 km de Karuba et une vingtaine de Goma, chef-lieu de la province, la situation n’est pas meilleure. Des sources locales indiquent que les rebelles seraient en train d’y avancer.

Les mutins ont établi leurs états-majors à Kingi et Kibati, sur la route de Kitshanga, à plus ou moins 10 km de Sake.

Conséquence : les habitants de cette localité commencent à vider les lieux et trouver refuge dans la localité de Mubambiro, à 2 km de Sake. D’autres déplacés vont s’installer à Goma.

Depuis le samedi 28 avril, des centaines d’autres déplacés venus de Masisi traversent la frontière congolaise dite «Grande Barrière» pour trouver refuge à Gisenyi, au Rwanda.

En revanche, le général Jean-Bosco Ntaganda, a affirmé ne pas être impliqué dans cette nouvelle rébellion.

"Je ne suis pas impliqué dans les affrontements qui se passent entre les FARDC (Forces armées de la RDC) et les militaires qui ont fait défection" début avril dans les provinces instables des Nord et Sud Kivu (est), a affirmé en swahili à l'AFP le général Ntaganda, interrogé mardi par téléphone.

"Je suis dans ma ferme près de Mushaki. Ma hiérarchie militaire sait que je suis là et m'a autorisé d'y rester. Même le chef de l'Etat (Joseph Kabila) le sait", a souligné l'ex-chef d'état-major du CNDP recherché par la Cour pénale internationale (CPI), habituellement basé à Goma, la capitale du Nord-Kivu.

Par ailleurs, le président Joseph Kabila a estimé il y a huit jours qu'il y avait des raisons d'arrêter Ntaganda, mais qu'il n'agissait pas sous la pression de la communauté internationale.

 

 

Jean-bernard Gervais