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Des Congolais anti-tutsis attaquent SOS racisme à Paris

Une vingtaine de Congolais ont manifesté lundi 12 septembre devant les locaux de l'association de lutte contre le racisme SOS racisme, à Paris, dans le 19e arrondissement, rapporte le site d'information rue89. Ils ont tenté de pénétrer par la force dans les locaux de l'association, avant d'être repoussés par la police. Cause de ce rassemblement : un communiqué de SOS racisme, qui dénonçait les attaques anti-tutsi perpétrés à Paris lors de la visite du président de la République rwandaise Paul Kagamé, entre les 11 et 13 septembre derniers.
SOS racisme, dans ce communiqué, dénonçait l'agression d'une quinzaine de personnes, assimilés par les agresseurs à des Tutsis. Deux femmes ont été aspergées d'essence et ont été sauvées par des patients, qui ont fait prendre la fuite à leurs agresseurs, non loin d'Aubervilliers, où se déroulait un rassemblement de la communauté rwandaise. Un homme a été roué de coup et laissé pour mort. Le cinéaste rwandais Eric Kabera, a lui-même dû prendre la fuite, poursuivi par des Congolais.
Le lundi 12 septembre, un cortège de plusieurs centaines de personnes, opposants à Kagamé, se sont rassemblées devant l'Assemblée nationale. Parmi eux, des Rwandais et des Congolais, dont certains ont proféré des menaces et des appels au meurtre contre les populations tutsis.
Les mouvements congolais reprochent à Paul Kagamé d'avoir déclenché en 1998 une guerre contre la RDC, qui aurait causé des "millions de morts". Ces associations n'ont jamais été à même de prouver quoi que ce soit, quand bien même un rapport du haut commissariat de l'Onu sur les droits de l'homme (projet mapping de 2010) fait état de massacres perpétrés indifféremment par les armées congolaise, rwandaise, burundaise, ougandaise, zimbawéenne, en territoire congolais.
Jean-bernard Gervais