Les arrestations de leaders suspectés d'avoir été impliqués dans les quelque 500 viols d'hommes, de femmes, de jeunes filles et d'enfants à Walikale en août dernier se multiplient ces derniers jours. Après l'arrestation du lieutenant colonel Sadoke Kikonda Mayele, un chef mai mai, le 5 octobre dernier en RDC, c'est au tour de Callixte Mbarushimana, secrétaire exécutif des FDLR, d'être arrêté en plein Paris par la police française, sur mandat d'arrêt international de la cour pénale internationale. Le procureur de cette cour, Moreno Ocampo a salué cette arrestation en la qualifiant de "pas important dans la condamnation des crimes sexuels de masse commis en RDC", où près de 15 000 viols ont été recensés sur la seule année 2009. Entre le 30 juillet et le 2 août, quelque 500 Congolais et Congolaises ont été victimes de viols commis par des rebelles que d'aucuns nomment FDLR et mai mai. Les responsables de ce mouvement politico-militaire qu'est les FDLR, dont Callixte Mbarushimana, ont toujours nié avoir participé à ces viols de masse. Mais l'arrestation de Callixte Mbarushimana, si elle est liée à ce crime d'août dernier, est la résultante de deux ans d'investigation. Il est recherché par la cour pénale internationale pour 11 chefs d'inculpation : viols, meurtres, pillages, massacres ethniques. L'arrestation de Callixte Mbarushimana a été salué par l'association Human Right watch. Callixte Mbarushimana est également recherché au Rwanda pour sa participation au génocide.