Bukavu boycotte la fête de l'indépendance
Près de deux cents acteurs de la société civile du Sud-Kivu ont organisé jeudi 30 juin 2011 un sit-in sur la place de l’Indépendance, dans la commune d’Ibanda, à Bukavu en signe de protestation contre la célébration du 51e anniversaire de l’indépendance de la RDC.
Le sit-in a eu lieu le matin. Les manifestants brandissaient des calicots sur lesquels on pouvait lire, notamment, «Nous n’avons pas dix filles vierges à donner aux FDLR comme caution», «Non aux viols».
La veille, la même société civile avait lancé à la population du Sud-Kivu un appel au boycott des manifestations de la fête de l’indépendance de ce jeudi 30 juin.
La société civile du Sud-Kivu estime que ses différentes préoccupations soumises aux autorités, notamment sur la situation sécuritaire, n’ont pas trouvé satisfaction.
Descartes Mponge, vice-président de cette société civile explique:
«On a pris en considération l’état sécuritaire et on a trouvé que rien n’allait; il était donc indécent de célébrer la fête de l’indépendance pendant que nos populations étaient en train d’être tuées, violées et nos richesses pillées. Notre armée n’est pas en mesure de sécuriser la population congolaise, et cela est dû aussi au fait qu’il y a eu un échec de tous les processus de mixage, brassage et régiments et tous les concepts qui ont été inventés. Donc, pour nous, c’est un signe de protestation, voilà pourquoi nous avons organisé ce sit-in sur la place de l’Indépendance. Nous sommes habillés en noir, un signe de deuil.»
Le sit-in a eu lieu le matin. Les manifestants brandissaient des calicots sur lesquels on pouvait lire, notamment, «Nous n’avons pas dix filles vierges à donner aux FDLR comme caution», «Non aux viols».
La veille, la même société civile avait lancé à la population du Sud-Kivu un appel au boycott des manifestations de la fête de l’indépendance de ce jeudi 30 juin.
La société civile du Sud-Kivu estime que ses différentes préoccupations soumises aux autorités, notamment sur la situation sécuritaire, n’ont pas trouvé satisfaction.
Descartes Mponge, vice-président de cette société civile explique:
«On a pris en considération l’état sécuritaire et on a trouvé que rien n’allait; il était donc indécent de célébrer la fête de l’indépendance pendant que nos populations étaient en train d’être tuées, violées et nos richesses pillées. Notre armée n’est pas en mesure de sécuriser la population congolaise, et cela est dû aussi au fait qu’il y a eu un échec de tous les processus de mixage, brassage et régiments et tous les concepts qui ont été inventés. Donc, pour nous, c’est un signe de protestation, voilà pourquoi nous avons organisé ce sit-in sur la place de l’Indépendance. Nous sommes habillés en noir, un signe de deuil.»
Jean-bernard Gervais