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Les patients séropositifs privés de traitements

Image removed.Faute d'accord depuis avril dernier entre le réseau burundais des personnes vivant avec le VIH/SIDA (RBP+) et le conseil national de lutte contre le sida (CNLS), quelque 22 000 Burundais séropositifs n'ont plus accès gratuitement aux traitements contre le sida.
En effet, au cours des deux dernières années, le CNLS a fourni des soins gratuits aux membres du RBP+. Mais, faute de renouvellement de cet accord, des dizaines de milliers de Burundais sont de nouveau victimes d'infections opportunistes. « Je recevais du Bactrim [co-trimoxazole, un antibiotique prophylactique destiné à prévenir les infections] et d’autres médicaments gratuitement ; les factures d’hôpital étaient prises en charge… maintenant je dois tout payer. Ils [le RBP+] nous disent que les financements se sont arrêtés », a déclaré à l'agence Irin une femme séropositive. Sylvain Ndayikengurukiye, chargé de communication du CNLS, a affirmé que le CNLS avait récemment demandé aux structures sanitaires de continuer à offrir un soutien médical gratuit aux patients vivant avec le VIH et à transmettre les factures pour paiement, avec des preuves que les réserves avaient été utilisées pour des personnes vivant avec le VIH. Ces centres de santé, en l'absence de directives, ont refusé de prendre en charge ces soins. Qui plus est, cette crise est aggravée par une pénurie en Bactrim et médicaments destinés à soigner les infections opportunistes. « Sur une liste de 46 médicaments que le Conseil [CNLS] est censé fournir à l’hôpital, seuls cinq sont disponibles… un patient a peu de chances de l’obtenir », a dit Rose Nyandwi, coordinatrice santé dans la province de Ngozi, dans le nord.
Jean-bernard Gervais