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La répression s'abat sur le Burundi, selon Alexis Sinduhije

Image removed.Est-ce un hasard ? Après la fuite du leader des FNL Agathon Rwasa en juin et celle de Léonard Nyangoma (ADC Ikibiri) en juillet, c'est au tour d'Alexis Sinduhije, leader du MSD de quitter le Burundi. Ou plutôt de ne pas y rentrer. Car le 6 aout dernier, le siège du MSD a été perquisitionné et six militants arrêtés. Alexis Sinduhije (photo ci-contre), qui était alors en Europe, a préféré y rester…
Depuis le début de la période électorale en mai dernier, l'opposition est en conflit frontal avec le parti au pouvoir, le CNDD-FDD, et son président Pierre Nkurunziza. Résultats : morts et disparition de militants politiques se comptent par dizaines. Comme en atteste une tribune publiée ces jours derniers dans l'hebdomadaire East africain, signé Alexis Sinduhije. Selon les ONG, plus de 200 militants ont été arrêtés, torturés, et intimidés ces trois derniers mois. Alexis Sinduhije rapporte le cas de Ladislas Ntiharirizwa and et de sa femme Christine, deux militants du MSD, qui ont été tués le 28 juin dernier dans leur demeure par deux grenades. Le même soir, une grenade a été jeté dans la maison d'un cadre du FRODEBU, tuant son enfant de 7 ans. Un peu plus tard, dans Gisuru, ville frontalière avec la Tanzanie, les milices du CNDD, ont attaqué avec l'aide de la police plusieurs militants du FNL. Résultat ; quatre morts et cinq blessés. Face à pareille situation, l'opposition a trois solutions, selon Alexis Sinduhije : continuer à lutter à l'intérieur du pays, fuir le Burundi ou engager la lutte armée. Si la troisième solution n'est pas souhaitable, elle semble malheureusement inéluctable, pense Alexis Sinduhije. le leader du MSD déplore l'aveuglement de la communauté internationale, et le manque de soutien des pays limitrophes, qui sont loin d'êtres des parangons de démocratie.
Jacques Byizigiro