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La réélection de Nkurunziza marquée par l'abstention et la peur

Image removed.Une série d'attaques à la grenade au Burundi semble avoir dissuadé de nombreux électeurs de se rendre aux urnes lundi 28 juin pour une élection présidentielle dans laquelle un seul candidat, le président sortant Pierre Nkurunziza, était en lice. Dix attaques à la grenade ont été signalées dans les 24 heures qui ont précédé le vote, dont une dimanche soir près du siège la mission d'observation de l'Union européenne au Burundi, selon le porte-parole de la police, Pierre Channel Ntarabaganyi.
Aucun blessé n'a été recensé. Mais la participation était loin de celle enregistrée pour les élections locales de mai, de nombreux Burundais craignant de nouvelles violences, ont précisé des responsables. "Lors des précédentes élections nous avions d'énormes files d'électeurs", a souligné Floribet Nizigimana, chef du bureau de vote de Nabagera, dans le district de Cibitoke. "Aujourd'hui, on dirait que les gens ont peur." "Pour l'instant, dans le pays le nombre d'électeurs est beaucoup plus bas que lors des élections locales du mois dernier", notait de son côté Jean Marie Vianney Kavumbagu, président de la Coalition de la société civile pour la supervision des élections. "C'est en baisse à cause de la peur et de l'insécurité, et de l'appel de l'opposition à boycotter les urnes." Le président sortant Pierre Nkurunziza est le seul candidat en lice depuis que six candidats de l'opposition ont jeté l'éponge début juin, citant des actes d'intimidation et des fraudes électorales durant les récentes élections locales. Ces dernières semaines, le pays avait déjà été le théâtre d'une quarantaine d'attaques à la grenade, qui ont fait cinq morts.
AP

Jacques Byizigiro