Wikileaks : l'administration américaine préoccupée par la corruption en Ouganda
A l'occasion de la visite dans la sous-région des grands lacs de Johny Carson, secrétaire d'Etat aux affaires africaines, à la fin de l'année 2009, l'ambassade américaine à Kampala a fait un mémo sur la situation politico-économique de l'Ouganda, en soulignant les points faibles : la restriction des libertés, et le fort degré de corruption du parti au pouvoir, le National résistance movement.
Selon l'ambassade américaine, le prochain challenge du gouvernement ougandais sera l'organisation de la présidentielle de 2011, en évitant les débordements et en faisant preuve de toute la transparence qui sied à cet événement. Si l'Ouganda a adopté le multipartisme, la démocratie ougandaise n'en est pas moins menacée par la corruption, les tensions ethniques. L'opposition politique semble divisée et faible, mais une coalition de partis politiques d'opposition se fait jour, à la tête de laquelle Kizza Besigye, demande la dissolution de la commission électorale, acquise selon l'opposition au parti au pouvoir.
L'ambassade américaine s'interroge aussi sur les atteintes à la liberté de la presse. Ainsi, suite aux révoltes de septembre 2009, une douzaine de journalistes ont été accusés de sédition.
Mais la principale inquiétude américaine reste le haut degré de corruption de l'administration ougandaise, en très haut lieu. Une quinzaine de dissident du parti au pouvoir le NRM reproche au président Museveni son manque de volonté à punir les caciques du régime pour leur corruption. Les barons les plus corrompus seraient le ministre de la sécurité Mbabazi, Le ministre des affaires étrangères Kutesa, et le ministre du commerce Otafiire. Ces mêmes caciques seraient devenus des concurrents à Museveni dans la course au pouvoir. Certains d'entre eux souhaiteraient d'ailleurs concourir contre lui à la présidentielle de 2011. Selon l'ambassade, Museveni apparait extrêmement isolé, pris en étau entre les barons du régime et la société civile. Parmi les points positifs, l'ambassade américaine note que l'armée ougandaise, l'UPDF, est l'un des principaux alliés dans la sous-région, engagée dans la lutte contre le terrorisme en Somalie, via la mission onusienne AMISOM. L'ambassade américaine note que 45 soldats ougandais sont mort en Somalie. L'ambassade semble particulièrement reconnaissante vis-à-vis de l'Ouganda et étudie tous les moyens à même de mieux équiper l'armée ougandaise.
Selon l'ambassade américaine, le prochain challenge du gouvernement ougandais sera l'organisation de la présidentielle de 2011, en évitant les débordements et en faisant preuve de toute la transparence qui sied à cet événement. Si l'Ouganda a adopté le multipartisme, la démocratie ougandaise n'en est pas moins menacée par la corruption, les tensions ethniques. L'opposition politique semble divisée et faible, mais une coalition de partis politiques d'opposition se fait jour, à la tête de laquelle Kizza Besigye, demande la dissolution de la commission électorale, acquise selon l'opposition au parti au pouvoir.
L'ambassade américaine s'interroge aussi sur les atteintes à la liberté de la presse. Ainsi, suite aux révoltes de septembre 2009, une douzaine de journalistes ont été accusés de sédition.
Mais la principale inquiétude américaine reste le haut degré de corruption de l'administration ougandaise, en très haut lieu. Une quinzaine de dissident du parti au pouvoir le NRM reproche au président Museveni son manque de volonté à punir les caciques du régime pour leur corruption. Les barons les plus corrompus seraient le ministre de la sécurité Mbabazi, Le ministre des affaires étrangères Kutesa, et le ministre du commerce Otafiire. Ces mêmes caciques seraient devenus des concurrents à Museveni dans la course au pouvoir. Certains d'entre eux souhaiteraient d'ailleurs concourir contre lui à la présidentielle de 2011. Selon l'ambassade, Museveni apparait extrêmement isolé, pris en étau entre les barons du régime et la société civile. Parmi les points positifs, l'ambassade américaine note que l'armée ougandaise, l'UPDF, est l'un des principaux alliés dans la sous-région, engagée dans la lutte contre le terrorisme en Somalie, via la mission onusienne AMISOM. L'ambassade américaine note que 45 soldats ougandais sont mort en Somalie. L'ambassade semble particulièrement reconnaissante vis-à-vis de l'Ouganda et étudie tous les moyens à même de mieux équiper l'armée ougandaise.
Jacques Byizigiro