Une unité de police ougandaise accusée de meurtres, de torture
Le rapport que vient de public l'ONG Human right watch fait froid dans le dos : une unité de police créée par Museveni en 2002 pour lutter contre les crimes violents serait à l'origine de meurtres, de tortures, d'exactions diverses. L'enquête de Human right watch s'étend entre novembre 2009 et janvier 2011 et s'appuie sur plus de 100 entretiens. Baptisé Rapid response unit (RRU), cette unité opère généralement dans des voitures banalisées tandis que ces agents sont en civils. Son siège est situé à Kireka, Kampala. Pour extorquer des aveux sous la contrainte, les membres de cette unité n'hésitent pas à user d'actes de torture. Un témoin raconte : « Les coups ont commencé à 9 heures et ont continué jusqu'à 15 heures. Cet homme de la RRU a sorti une matraque et m'a frappé à l'articulation du genou. Il m'a demandé de lui dire où est mon patron, en disant que nous volions ensemble. Il m'a frappé sur les articulations pendant des heures. J'étais assis et menotté. Quand il n'était pas satisfait de mes réponses, il a pris un marteau et m'a frappé dans le dos avec. Il m'a frappé sur la colonne vertébrale, depuis le bas et jusqu'aux épaules. J'ai dit que l'autre homme était un voleur parce que j'éprouvais une douleur si grande. Il a dit : « Si tu ne dis pas la vérité, je te tue .... Si tu n'admets pas que tu connais cet homme, nous te tuerons. »
Plus grave, cette police spéciale procèderait également à des exécutions sommaires. L'ONG a documenté six exécutions en 2010. Quatre personnes ont été tuées par balles, et deux personnes sont décédées pendant leur interrogatoire, des suites de leurs blessures. La RRU a pris une importance particulière depuis les attentats à Kampala en juillet 2010. Des personnes suspectées d'avoir participé à ces attentats ont été interrogées par la RRU. certains de ces suspects ont été interrogés également par le FBI, dans les locaux de la RRU. Le FBI aurait d'ailleurs tenté de recruter parmi ces suspects des informateurs dans la sous-région. Conscient des dérapages de la RRU, l'inspecteur général de police a nommé en novembre 2010 un nouveau commandant à la tête de la RRU. « Il est significatif que la nouvelle direction ait affirmé son engagement à l'amélioration de la RRU. Toutefois, il est essentiel de joindre le geste à la parole », a souligné Daniel Bekele, directeur de la division Afrique à Human Right watch.
qtl { position: absolute; border: 1px solid #cccccc; -moz-border-radius: 5px; opacity: 0.2; line-height: 100%; z-index: 999; direction: ltr; } qtl:hover,qtl.open { opacity: 1; } qtl,qtlbar { height: 22px; } qtlbar { display: block; width: 100%; background-color: #cccccc; cursor: move; } qtlbar img { border: 0; padding: 3px; height: 16px; width: 16px; cursor: pointer; } qtlbar img:hover { background-color: #aaaaff; } qtl>iframe { border: 0; height: 0; width: 0; } qtl.open { height: auto; } qtl.open>iframe { height: 200px; width: 300px; }


Plus grave, cette police spéciale procèderait également à des exécutions sommaires. L'ONG a documenté six exécutions en 2010. Quatre personnes ont été tuées par balles, et deux personnes sont décédées pendant leur interrogatoire, des suites de leurs blessures. La RRU a pris une importance particulière depuis les attentats à Kampala en juillet 2010. Des personnes suspectées d'avoir participé à ces attentats ont été interrogées par la RRU. certains de ces suspects ont été interrogés également par le FBI, dans les locaux de la RRU. Le FBI aurait d'ailleurs tenté de recruter parmi ces suspects des informateurs dans la sous-région. Conscient des dérapages de la RRU, l'inspecteur général de police a nommé en novembre 2010 un nouveau commandant à la tête de la RRU. « Il est significatif que la nouvelle direction ait affirmé son engagement à l'amélioration de la RRU. Toutefois, il est essentiel de joindre le geste à la parole », a souligné Daniel Bekele, directeur de la division Afrique à Human Right watch.
qtl { position: absolute; border: 1px solid #cccccc; -moz-border-radius: 5px; opacity: 0.2; line-height: 100%; z-index: 999; direction: ltr; } qtl:hover,qtl.open { opacity: 1; } qtl,qtlbar { height: 22px; } qtlbar { display: block; width: 100%; background-color: #cccccc; cursor: move; } qtlbar img { border: 0; padding: 3px; height: 16px; width: 16px; cursor: pointer; } qtlbar img:hover { background-color: #aaaaff; } qtl>iframe { border: 0; height: 0; width: 0; } qtl.open { height: auto; } qtl.open>iframe { height: 200px; width: 300px; }
Jean-bernard Gervais