Quand les miniers construisent leur barrage hydroélectrique
A l'instar de la société Copperbel Energy Corp en Zambie, la société minière Samancor a déposé auprès du gouvernement burundais une autorisation de construction de barrage hydro-électrique de 40 à 50 mégawatts. But affiché : débuter dès cette année les gisements de nickel de Musongati, Nyabikere et Wagga, remporté en décembre dernier, après avoir affronté le groupe chinois Jinchuan.
Selon notre confrère Africa energy intelligence, la régie de production et de distribution d'eau et d'électricité (Regideso) ne pourra approvisionner en énergie les chantiers miniers qui s'annoncent. Elle n'a pas pu jusqu'à présent réhabiliter le barrage de Rusisi II, ni même entamer la construction de Rusisi III. La compagnie sud-africaine Samancor avait obtenu les permis pour les gisements de nickel de Musongati et Nyabikere au Burundi en décembre dernier. Elle vient de prendre la relève de Andover Ressources, filiale du groupe australo-canadien Argosy dont le contrat d’exploration/exploitation des gisements de nickel signé en 1999 entre le gouvernement et Andover Ressources a été résilié le 14 juin 2007 par l’État, arguant que les travaux n’ont jamais été exécutés. Andover Ressources devait mettre en valeur des gisements de nickel-cobalt-cuivre.
Jean-bernard Gervais