Le parti socialiste français exprime son inquiétude après la réélection de Museveni
Le parti socialiste français s’est fendu d’un communiqué après la réélection contestée ce 20 février du président ougandais Yoweri Museveni, pour la cinquième fois consécutive.
La campagne a été entachée d’intimidations diverses vis-à-vis de l’opposition, le principal opposant Kizza Besygye ayant été interpellé trois fois et assigné à résidence la dernière semaine. "Le Parti socialiste déplore cette situation, qui contrevient aux plus élémentaires principes démocratiques. Elle brise les espoirs légitimes de la jeunesse ougandaise, avide d'ouverture, de libertés, de progrès et de modernité. Elle contribue, après d'autres, à affaiblir et à discréditer le continent africain pourtant si riche de talents." Dans un communiqué, Kizza Besygye a réagi en annonçant que "nous venons d'assister au processus électoral le plus frauduleux jamais vu en Ouganda".
La mission d'observation de l'Union européenne a déclaré que le scrutin s'était tenu dans une atmosphère d'intimidation et les observateurs du Commonwealth ont également fait part de leurs critiques. Eduard Kukan, chef de la mission de l'UE, a dénoncé "un manque de transparence et d'indépendance" de la part de la commission électorale.
Pour le parti socialiste, "les dirigeants économiques et politiques en Afrique doivent quant à eux pleinement mesurer leur responsabilité pour l'avenir et dénoncer ces pratiques héritées du passé".
Jean-bernard Gervais