Le Burundi soutient le nouveau traité sur les eaux du Nil, contre l'Egypte
Le Burundi a signé le traité sur le partage des eaux du Nil, ouvrant la voie à la ratification de cet accord qui supprimera de facto le droit de veto historique de l'Egypte sur l'utilisation des eaux du fleuve. "Après la signature du Burundi (lundi), l'accord peut à présent entrer en vigueur", a déclaré le porte-parole de l'organisation installée en Ouganda, Daniel Meboya.
La signature du Burundi lundi et du Kenya courant 2010 porte à six le nombre de pays signataires, le minimum prévu par le traité pour son entrée en vigueur. Les Parlements des six pays signataires peuvent désormais ratifier le traité.
En mai 2010, après une décennie d'âpres discussions, quatre Etats du bassin du Nil --Ouganda, Rwanda, Tanzanie, Ethiopie-- avaient signé ce texte autorisant les pays en amont du fleuve à développer des projets d'irrigation et des barrages hydroélectriques sans être tenus d'obtenir l'accord préalable du Caire. Le traité de 2010 remet en cause un autre traité remontant à 1929 (amendé en 1959), signé entre le Caire et la Grande-Bretagne, puissance coloniale de l'époque, accordant la part du lion à l'Egypte et au Soudan. Aux termes de celui-ci, l'Egypte dispose d'un droit de veto sur tout projet en amont, barrage, station de pompage, grands travaux d'irrigation, etc.
Le Soudan et l'Egypte, qui avaient boycotté la cérémonie de signature du nouveau traité, font valoir que de tels projets réduiraient considérablement le débit du fleuve sur leur territoire.
Les textes de 1929 et 1959 attribuent des quotas très favorables à l'Egypte (55,5 milliards de m3) et au Soudan (18,5 mds de m3), soit au total 87% du débit du fleuve.
AFP
La signature du Burundi lundi et du Kenya courant 2010 porte à six le nombre de pays signataires, le minimum prévu par le traité pour son entrée en vigueur. Les Parlements des six pays signataires peuvent désormais ratifier le traité.
En mai 2010, après une décennie d'âpres discussions, quatre Etats du bassin du Nil --Ouganda, Rwanda, Tanzanie, Ethiopie-- avaient signé ce texte autorisant les pays en amont du fleuve à développer des projets d'irrigation et des barrages hydroélectriques sans être tenus d'obtenir l'accord préalable du Caire. Le traité de 2010 remet en cause un autre traité remontant à 1929 (amendé en 1959), signé entre le Caire et la Grande-Bretagne, puissance coloniale de l'époque, accordant la part du lion à l'Egypte et au Soudan. Aux termes de celui-ci, l'Egypte dispose d'un droit de veto sur tout projet en amont, barrage, station de pompage, grands travaux d'irrigation, etc.
Le Soudan et l'Egypte, qui avaient boycotté la cérémonie de signature du nouveau traité, font valoir que de tels projets réduiraient considérablement le débit du fleuve sur leur territoire.
Les textes de 1929 et 1959 attribuent des quotas très favorables à l'Egypte (55,5 milliards de m3) et au Soudan (18,5 mds de m3), soit au total 87% du débit du fleuve.
AFP
Jean-bernard Gervais