L'ambassadeur français des droits de l'homme dénonce les actes de Ntaganda en RDC
"J'ai vu à Goma une prison de 140 places où survivaient, dans des conditions d'hygiène et de promiscuité épouvantables, 1.046 détenus" qui "n'avaient à manger qu'un gobelet de haricots une fois par jour la semaine, et rien le samedi et le dimanche", a raconté François Zimeray.
"J'ai vu le sort de femmes victimes de violences sexuelles et l'absence totale de leur prise en charge par des institutions autres que relevant de la communauté internationale", a-t-il ajouté.
L'ambassadeur a dénoncé "ce phénomène des enfants sorciers qui jette à la rue une grande partie des enfants de ce pays, et qui est particulièrement choquant". Le ministre congolais de la Justice et des droits humains Emmanuel-Janvier Luzolo Bambi "n'a pas nié les difficultés" et "a demandé plus de soutien de la communuauté internationale", selon M. Zimeray. "Je lui ai dit que le soutien de la France était acquis, mais qu'il n'y avait aucune raison d'accepter que nous pallions les carences de l'Etat congolais, et que les solutions viendront, si elles viennent, du gouvernement de ce pays", a-t-il affirmé.
L'ambassadeur français pour les droits de l'Homme a rencontré le 18 décembre la femme de Fidèle Bazana, le chauffeur du militant des droits de l'Homme assassiné début juin à Kinshasa, Floribert Chebeya. M. Bazana a disparu depuis, son corps n'a jamais été retrouvé et ses proches affirment qu'il a aussi été assassiné. "L'incertitude dans laquelle (Mme Bazana) est quant au sort de son mari est incompréhensible et inacceptable", a déclaré M. Zimeray. "Nous sommes extrêmement attentifs au déroulement" du procès des policiers assassins présumés de M. Chebeya qui se tient actuellement à Kinshasa, a ajouté l'ambassadeur. "C'est trop tôt pour parler d'un déni de justice. On ne peut pas faire croire à la lutte contre l'impunité tant que le général John Numbi ne sera pas devant ses juges", a-t-il estimé au sujet du chef de la police congolaise, suspendu depuis juin dans le cadre de cette affaire et qui n'est pas jugé comme le réclame la famille Chebeya qui l'a toujours qualifié de "suspect numéro Un".
AFP
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Jean-bernard Gervais