La loi anti-Gay examinée aujourd'hui au parlement ougandais
Le parlement ougandais doit examiner ce vendredi, dernier jour de la session parlementaire, un projet de loi controversé durcissant la répression de l'homosexualité, et prévoyant la peine de mort dans certains cas, a-t-on appris de source parlementaire.
"Je pense qu'ils (les députés) vont discuter du projet aujourd'hui (vendredi) car c'est à l'ordre du jour", a indiqué à l'AFP la porte-parole du parlement, Helen Kawesa.
Ce projet de loi, introduit en octobre 2009, avait suscité un tollé international et les débats ont été suspendus pendant plusieurs mois. Il prévoyait notamment dans sa forme initiale la peine de mort pour le viol d'un mineur par une personne du même sexe ou par un malade du sida.
L'actuel code pénal ougandais prévoit déjà que toute personne reconnue coupable de relation homosexuelle encourt la réclusion à perpétuité.
Un comité parlementaire a tenu des auditions la semaine dernière sur ce texte, ouvrant la voie à son possible examen, selon plusieurs organisations de défense des droits de l'homme.
Ce vendredi est le dernier jour de réunion plénière du Parlement pour la session en cours, a expliqué Mme Kawesa. Si la loi n'est pas adoptée vendredi, elle sera en théorie abandonnée, à mois qu'une motion soit votée pour fixer son réexamen lors de la prochaine session parlementaire, a-t-elle précisé.
Selon l'ONG Human Rights Watch, qui a eu accès à la dernière version du projet de loi, le comité parlementaire a recommandé aux législateurs de voter le texte qui prévoit, comme dans sa version initiale, la peine de mort en cas "d'homosexualité aggravée".
Le comité a par ailleurs suggéré l'ajout d'une nouvelle clause proposant une peine de prison de trois ans pour toute personne "ayant participé à une cérémonie de mariage entre deux personnes du même sexe".
Dans sa première version, le texte de loi proposait de punir toute discussion publique sur l'homosexualité, et rendait passible de poursuites les parents, professeurs, médecins d'homosexuels, ou encore un propriétaire qui leur louerait un logement, en omettant d'alerter la police sur leurs orientations sexuelles.
AFP
"Je pense qu'ils (les députés) vont discuter du projet aujourd'hui (vendredi) car c'est à l'ordre du jour", a indiqué à l'AFP la porte-parole du parlement, Helen Kawesa.
Ce projet de loi, introduit en octobre 2009, avait suscité un tollé international et les débats ont été suspendus pendant plusieurs mois. Il prévoyait notamment dans sa forme initiale la peine de mort pour le viol d'un mineur par une personne du même sexe ou par un malade du sida.
L'actuel code pénal ougandais prévoit déjà que toute personne reconnue coupable de relation homosexuelle encourt la réclusion à perpétuité.
Un comité parlementaire a tenu des auditions la semaine dernière sur ce texte, ouvrant la voie à son possible examen, selon plusieurs organisations de défense des droits de l'homme.
Ce vendredi est le dernier jour de réunion plénière du Parlement pour la session en cours, a expliqué Mme Kawesa. Si la loi n'est pas adoptée vendredi, elle sera en théorie abandonnée, à mois qu'une motion soit votée pour fixer son réexamen lors de la prochaine session parlementaire, a-t-elle précisé.
Selon l'ONG Human Rights Watch, qui a eu accès à la dernière version du projet de loi, le comité parlementaire a recommandé aux législateurs de voter le texte qui prévoit, comme dans sa version initiale, la peine de mort en cas "d'homosexualité aggravée".
Le comité a par ailleurs suggéré l'ajout d'une nouvelle clause proposant une peine de prison de trois ans pour toute personne "ayant participé à une cérémonie de mariage entre deux personnes du même sexe".
Dans sa première version, le texte de loi proposait de punir toute discussion publique sur l'homosexualité, et rendait passible de poursuites les parents, professeurs, médecins d'homosexuels, ou encore un propriétaire qui leur louerait un logement, en omettant d'alerter la police sur leurs orientations sexuelles.
AFP
Jean-bernard Gervais