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L'Observatoire burundais des prisons s'inquiète du taux d'occupation de 193%

Une étude de l'observatoire burundais des prisons établit que la population carcérale des prisons au Burundi s'élevait à 7316 prisonniers en 2005, pour 3800 places, soit un taux d'occupation de 193%.

L'observatoire note par ailleurs que les conditions de détention sont au Burundi déplorables : "Dans les prisons les cas d’évasion sont fréquents. La seule prison de MPIMBA a enregistrée 31 cas d’évasions  pour l’année 2005 dont 30 hommes et 1 femmes. La détention ne manque d’effet négatif bien que la société s’attende du détenu, à la sortie de la prison, un comportement d’un homme qui s’est  amendé. En effet même dans la prison, les détenus adoptent un comportement criminel : la consommation de stupéfiants, le vol, assassinat, abus de confiance, ivresse, coups et  blessures,  escroquerie, viol…"

L'observatoire plaide donc pour l'instauration de peines substitutives à l'emprisonnement : des travaux d'intérêt général pour les peines de moins de 5 ans, ou des amendes. Le sursis peut également se substituer aux peines fermes. Au terme de cette étude, l'Obiervatoire, dirigé par Audace Gahiga, formule plusieurs propositions : "Nos principales recommandations sont les suivantes :
-    Légiférer sur les peines non privatives de liberté.
-    Eriger les peines d’amende, les TIG, le sursis assorti de l’obligation d’exécuter un travail d’intérêt général en des peines principales autonomes pouvant substituer l’emprisonnement.
-    Eriger les peines accessoires comme les peines pécuniaires, les peines privatives de droits en de peines principales alternatives à la détention.
-    Favoriser les libérations provisoires et conditionnelles
-    Humaniser l’exécution des peines.
-    Abolir la peine de mort."

Jean-bernard Gervais