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Bujumbura, prochaine cible des terroristes somaliens

Les deux attentats à la bombe qui ont ensanglanté Kampala dimanche 11 juillet dernier ont été revendiqués par les milices islamistes somaliennes Al Shabaab. Le dernier bilan fait été de 74 morts. "Nous félicitons les djihadistes qui ont commis cet attentat, a déclaré Sheikh Ali Mohamud Rage, le porte-parole des Shabaabs. Nous demandons à l'Ouganda et au Burundi de retirer leur troupes enrôlées dans la mission onusienne Amisom de Somalie, sinon les attentats se poursuivront et la prochaine cible sera Bujumbura."
Le lieutenant colonel Kulayigye de l'armée ougandaise, a rejeté tout retrait des troupes ougandaises de Somalie. "Cet attentat renforce notre détermination à anéantir les milices Shabaabs" a-t-il notamment déclaré. Le président américain Barack Obama a condamné, tout comme la France et l'Union européenne, ces attentats, et apporté son soutien à l'Ouganda. Une équipe de la CIA est actuellement à pied d'oeuvre à Kampala pour retrouver les responsables de cet acte terroriste. Au Burundi, la sécurité a été renforcée. Selon le porte-parole de la Force de défense nationale et des anciens combattants, le colonel Gaspard Baratuza, "des menaces pesaient depuis longtemps sur le Burundi et l'Ouganda et nous avons dès lors pris des mesures appropriées pour parer à toute éventualité". Des mesures "techniques supplémentaires" seraient également en cours d'exécution par les services concernés, a-t-il ajouté. Le renforcement de la sécurité commence à l'aéroport international de Bujumbura où les accompagnateurs de voyageurs restent à bonne distance, dans les jardins ou le parking. Le laser est également d'introduction récente pour mieux sécuriser l'unique aéroport de classe internationale dont dispose le Burundi. A Bujumbura, la capitale économique et politique du pays, des fûts, sacs géants bourrés de sable, des murs en béton et autres passages à sens uniques filtrent également la circulation piétonne et automobile aux alentours des places stratégiques de la République et des chancelleries occidentales dans une ville naguère sans soucis sécuritaires liés directement au terrorisme mondial.
Jean-bernard Gervais