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Bernard Ntaganda, leader du PS-Imberakuri, condamné à quatre ans de prison

Image removed.La Haute Cour de Kigali a condamné le vendredi 11 février Bernard Ntaganda à quatre ans de prison ferme pour "atteinte à la sûreté de l'Etat", "divisionnisme"  et "organisation de manifestations sans autorisation officielle". La Cour l'a condamné respectivement à deux ans de prison pour les deux premiers chefs d'inculpation, et à 175 dollars pour le troisième chef d'inculpation. Selon l'association Human Right watch, Bernard Ntaganda n'a prononcé aucune incitation à la violence. "Ces accusations sont liées aux critiques qu'il a émises publiquement à l'égard de certaines politiques du gouvernement", a dénoncé l'ONG. Sylvain Sibomana, Alice Muhirwa et Martin Ntavuka, tous trois membres des FDU-Inkingi le parti de Victoire Ingabire, ont aussi été condamnés à une amende de 100 000 francs rwandais chacun pour avoir tenté d'organiser des manifestations sans autorisation officielle. Un autre membre du PS-Imberakuri, Jean-Baptiste Icyitonderwa, a été quant à lui acquitté pour le même chef d'inculpation. Le verdict tombe une semaine après que deux journalistes, Agnès Nkusi Uwimana et Saidaiti Mukakibibi, ont été condamnées à des peines de 17 et 7 ans de prison respectivement suite à la publication dans le journal indépendant Umurabyo d'articles considérés comme critiques à l'égard du gouvernement et du président Paul Kagame, dénoncé l'association Human right watch. Le 4 février 2011, la Haute Cour de Kigali a jugé qu'en publiant ces critiques, les journalistes incitaient la population à se soulever contre l'État. Elle a déclaré les deux femmes coupables d'atteinte à l'ordre public. Agnès Nkusi Uwimana, rédactrice en chef du journal, a également été reconnue coupable de « minimiser le génocide », une accusation comptant pour dix ans de sa peine totale, ainsi que de « divisionnisme » et de diffamation. Les deux journalistes ont été arrêtées en juillet 2010 et sont en détention depuis lors. « Ces poursuites judiciaires montrent que le gouvernement rwandais ne laisse aucune place à la critique ou à l'opposition malgré ses nombreux engagements publics en faveur de la liberté d'expression et du pluralisme politique », a dénoncé l'ONG.
Jean-bernard Gervais