La police ougandaise diffuse actuellement les portraits reconstitués de deux kamikazes présumés, morts dans les attentats à la bombe du 11 juillet dernier à Kampala, qui ont fait 76 morts. Ces deux hommes, apparemment d'origine somali, se seraient fait sauter dans deux restaurants populaires de Kampala. ils seraient liés aux milices islamistes Shebab, et doivent leur identification, en partie au travail mené par les enquêteurs du FBI dépêchés par les Etats-Unis pour épauler leurs confrères ougandais. Par ailleurs, il semble établi que les Shebab ont bénéficié d'un soutien en Ouganda. La police a arrêté une vingtaine de suspects. Mais huit d'entre eux sont dans le collimateur. Il s'agit d'un groupe de Pakistanais et d'Ougandais qui tenaient une petite entreprise dans la banlieue de Kampala. Le chef de la police ougandaise, Kale Kayihura, pense également que les Shebab sont en lien avec le groupe rebelle ougandais ADF, d'obédience musulmane. L'ADF s'est récemment reconstitué, et opère sur le territoire congolais. Ces attentats sont parmi les plus meurtriers sur le sol africain depuis 1998. Les milices Shebab ont par ailleurs menacé de perpétrer d'autres attentats dans la région des grands lacs. Bujumbura, prochaine cible des terroristes somaliens ?