Agathe Habyarimana échoue à censurer un documentaire sur les génocidaires en exil
Le documentaire « génocide rwandais des tueurs parmi nous ? », sera bien diffusé le 28 juin dernier, contre l’avis d’Agathe Habyarimana qui vient de perdre aujourd’hui le procès qu’ellae avait engagé en référé pour faire interdire la diffusion de ce film.
Elle avait intenté ce procès avec , l’ex lieutenant-colonel de l’armée rwandaise Marcel Bivugabagabo ainsi que le docteur Charles Twagira, tous trois interviewés dans le documentaire, contre France Télévisions et le producteur Tony Comiti. Le motif invoqué : atteinte à leur présomption d’innocence.
Le juge des référés du tribunal de grande instance de Paris a estimé que les demandeurs “n’apportaient pas les éléments propres à laisser très sérieusement présumer que le journaliste aurait dans sa présentation du document manqué à son obligation de s’abstenir de toutes conclusions définitives, mais aurait au contraire manifesté un préjugé à leur égard, tenant de façon péremptoire pour acquise leur culpabilité avant tout jugement”.
La veuve de l’ancien président rwandais s’est vu par ailleurs notifier un refus de séjour en France le 24 mai dernier. Elle pourrait être reconduite à la frontière. Agathe Habiyarimana, qui fait l’objet d’un mandat d’arrêt international émis en 2009 par le Rwanda, devrait comparaitre le 29 juin prochain devant la cour d’appel de Paris, qui statuera sur la demande d'extradition du Rwanda.
En octobre 2009, le Conseil d'Etat (la plus haute juridiction administrative française) avait refusé une demande d'asile de Madame Habyarimana présentée cinq ans plus tôt, arguant qu'il y avait des « raisons sérieuses de penser » qu'elle était impliquée « en tant qu'instigatrice ou complice » dans le génocide rwandais.
Elle avait intenté ce procès avec , l’ex lieutenant-colonel de l’armée rwandaise Marcel Bivugabagabo ainsi que le docteur Charles Twagira, tous trois interviewés dans le documentaire, contre France Télévisions et le producteur Tony Comiti. Le motif invoqué : atteinte à leur présomption d’innocence.
Le juge des référés du tribunal de grande instance de Paris a estimé que les demandeurs “n’apportaient pas les éléments propres à laisser très sérieusement présumer que le journaliste aurait dans sa présentation du document manqué à son obligation de s’abstenir de toutes conclusions définitives, mais aurait au contraire manifesté un préjugé à leur égard, tenant de façon péremptoire pour acquise leur culpabilité avant tout jugement”.
La veuve de l’ancien président rwandais s’est vu par ailleurs notifier un refus de séjour en France le 24 mai dernier. Elle pourrait être reconduite à la frontière. Agathe Habiyarimana, qui fait l’objet d’un mandat d’arrêt international émis en 2009 par le Rwanda, devrait comparaitre le 29 juin prochain devant la cour d’appel de Paris, qui statuera sur la demande d'extradition du Rwanda.
En octobre 2009, le Conseil d'Etat (la plus haute juridiction administrative française) avait refusé une demande d'asile de Madame Habyarimana présentée cinq ans plus tôt, arguant qu'il y avait des « raisons sérieuses de penser » qu'elle était impliquée « en tant qu'instigatrice ou complice » dans le génocide rwandais.
Jean-bernard Gervais