Affaire Nyamwasa : le Rwanda mis en cause par l'Afrique du Sud ?
Vers une rupture des relations diplomatiques entre Pretoria et Kigali ? En terme diplomatique, Pretoria a mis en cause le Rwanda dans la tentative d'assassinat contre le général Kayumba Nyamwasa, sans, cependant, prononcer le nom du pays des mille collines.
Textuellement, l'Afrique du Sud a mis en cause le 1er juillet des "agents" agissant pour un "pays étranger" dans la tentative d'assassinat d'un ancien chef d'Etat-major rwandais en juin à Johannesburg où il vit en exil. "Cette affaire implique des agents de sécurité et (représente) un attentat contre une personne qui était passée par les voies légales pour demander l'asile en Afrique du Sud", a déclaré le directeur général du ministère sud-africain des Affaires étrangères, Ayanda Ntsaluba. "Elle implique aussi un pays étranger avec qui nous avons de bonnes et de solides relations diplomatiques", a-t-il dit, sans identifier le pays en question. "C'est pourquoi nous ne désignerons pas le lieu d'ou les agresseurs suspectés venaient", a-t-il expliqué à la presse. Le général Faustin Kayumba Nyamwasa, réfugié depuis mars en Afrique du Sud, a été blessé par balles à l'estomac le 19 juin par un inconnu devant son domicile de Johannesburg. Son épouse, Rosette, a accusé le régime rwandais d'être derrière ce qu'elle estime être une tentative d'assassinat. Le Rwanda a démenti toute implication dans cette affaire. Le général Nyamwasa, ancien proche du président rwandais Paul Kagame, avait fui son pays après avoir été accusé par les autorités rwandaises d'être responsable d'"actes terroristes". Il a depuis mis en cause vivement le président Kagame en l'accusant de dérive autoritaire et en le soupçonnant de corruption. La police n'a pas fait de commentaire sur le motif de l'attaque mais les déclarations de M. Ntsaluba semblent exclure un acte criminel de droit commun. Il avait ajouté que "si l'attaque était un acte politique contre le général sur le sol sud-africain, nous le considérerons avec une grande gravité et nous le traiterons comme tel". Le 29 juin dernier, quatre suspects sont passé devant une cour de justice pour la tentative d'assassinat contre Kayumba Nyamwasa. Les quatre suspects avaient déclaré provenir de Somalie, du Mozambique et de Tanzanie. Leur procès a été renvoyé au 27 juillet prochain, le temps de vérifier leur nationalité...
Avec AFP
Textuellement, l'Afrique du Sud a mis en cause le 1er juillet des "agents" agissant pour un "pays étranger" dans la tentative d'assassinat d'un ancien chef d'Etat-major rwandais en juin à Johannesburg où il vit en exil. "Cette affaire implique des agents de sécurité et (représente) un attentat contre une personne qui était passée par les voies légales pour demander l'asile en Afrique du Sud", a déclaré le directeur général du ministère sud-africain des Affaires étrangères, Ayanda Ntsaluba. "Elle implique aussi un pays étranger avec qui nous avons de bonnes et de solides relations diplomatiques", a-t-il dit, sans identifier le pays en question. "C'est pourquoi nous ne désignerons pas le lieu d'ou les agresseurs suspectés venaient", a-t-il expliqué à la presse. Le général Faustin Kayumba Nyamwasa, réfugié depuis mars en Afrique du Sud, a été blessé par balles à l'estomac le 19 juin par un inconnu devant son domicile de Johannesburg. Son épouse, Rosette, a accusé le régime rwandais d'être derrière ce qu'elle estime être une tentative d'assassinat. Le Rwanda a démenti toute implication dans cette affaire. Le général Nyamwasa, ancien proche du président rwandais Paul Kagame, avait fui son pays après avoir été accusé par les autorités rwandaises d'être responsable d'"actes terroristes". Il a depuis mis en cause vivement le président Kagame en l'accusant de dérive autoritaire et en le soupçonnant de corruption. La police n'a pas fait de commentaire sur le motif de l'attaque mais les déclarations de M. Ntsaluba semblent exclure un acte criminel de droit commun. Il avait ajouté que "si l'attaque était un acte politique contre le général sur le sol sud-africain, nous le considérerons avec une grande gravité et nous le traiterons comme tel". Le 29 juin dernier, quatre suspects sont passé devant une cour de justice pour la tentative d'assassinat contre Kayumba Nyamwasa. Les quatre suspects avaient déclaré provenir de Somalie, du Mozambique et de Tanzanie. Leur procès a été renvoyé au 27 juillet prochain, le temps de vérifier leur nationalité...
Avec AFP
Jean-bernard Gervais