18 ans après : qui a tué le président Ndadaye ?
Les cérémonies ont commencé par une messe célébrée à la Cathédrale Regina Mundi. Par après, les différentes personnalités qui étaient sur place ont procédé à la pose des germes de fleurs sur la tombe du président et de ses collaborateurs.
Cet assassinat a marqué le début d'une guerre civile dont le Burundi souffre encore de ses conséquences. Le paysage politique burundais est malsain. Qui plus est, il y a des dissensions sur la gestion et le suivi du procès de NDADAYE.
Le Parti Sahwanya-Frodebu présidé par Léonce NGENDAKUMANA dit ne pas être satisfait de l'allure de ce procès. "Il y a des indices qui attestent que le procès de NDADAYE risque d'être étouffé", précise Léonce NGENDAKUMANA.
Le CNDD-FDD se positionne sur une allure "posée et bien coordonnée". Selon Jérémie NGENDAKUMANA , président du parti au pouvoir, "il ne faut pas courir avec les assassins de NDADAYE. Il faut plutôt laisser le travail à la justice pour établir les faits."
Le Frodebu Nyakuri iragi rya NDADAYE ( Frodebu-Héritier de NDADAYE), représenté par son président Jean
MINANI, semble appuyer la position du CNDD-FDD. "Nous devons attendre et non pas précipiter les choses. Tôt ou tard, la vérité sur l'assassinat de NDADAYE finira par éclater", précise Jean MINANI.
Le Forum de la Société civile, lui, s'inquiète plutôt de la lenteur de ce procès. Pacifique NININAHAZWE, président de ce forum, fait savoir que les lenteurs de ce procès profitent aux commanditaires. Il exige du gouvernement d'accélérer la mise en place d'une commission, pour fournir une lumière sur cet assassinat et juger les auteurs ainsi que ceux des massacres qui s'en sont suivis.
Gaspard Maheburwa